Le Lanceur

Quatrième condamnation de France Télévisions : l’affaire Thierry Kiefer

Thierry Kiefer © Tim Douet

Thierry Kiefer © Tim Douet

France Télévisions a été condamnée pour la quatrième fois dans l’affaire Thierry Kiefer. Ce journaliste de France Télévisions, après avoir obtenu de la justice la condamnation de l’entreprise publique pour licenciement abusif et harcèlement moral, s’est fait reconnaître comme victime d’une “faute inexcusable” par le tribunal des affaires de sécurité sociale (TASS) de Lyon. Une première dans l’histoire d’une entreprise publique. Entretien.

 

LeLanceur.fr : Le TASS de Lyon a condamné France Télévisions pour “faute inexcusable”. Dans ce dossier, c’est la quatrième condamnation de cette entreprise publique. Vous avez aussi été en 2005 le premier salarié à la faire condamner pour harcèlement moral au travail. Auriez-vous imaginé au début que votre histoire prendrait de telles proportions ?

Thierry Kiefer : Certainement pas. Fin 2000, quand tout a commencé, rien ne nous prédestinait, ma femme et moi, à vivre une telle histoire. Nous étions alors tous deux salariés de France 3 depuis de nombreuses années. Elle était cadre administratif. J’étais rédacteur en chef adjoint et même “cadre à haut potentiel”, comme on m’avait alors classé à France Télévisions. Bref, nous formions un gentil petit couple “sans histoires”, comme on dit.

Fin 2000, l’histoire bascule donc, à la faveur d’un changement de rédacteur en chef à France 3 Alsace…

Oui. Sous la pression d’une partie du personnel et de sa hiérarchie, le directeur régional de l’époque, Jean-Louis English, a dû écarter le rédacteur en chef qu’il avait nommé. Et le remplacer par une femme, dont les méthodes brutales ont rapidement rendu le travail en rédaction insupportable pour de nombreux salariés. Notamment ceux qui, comme moi, s’étaient montrés loyaux avec son prédécesseur, dont elle avait annoncé avant même sa nomination qu’elle aurait la peau.

L’histoire bascule un peu plus encore à cause d’une simple lettre, que vous écrivez à votre direction générale pour dénoncer une situation que vous trouviez anormale…

… et que je n’ai voulu ni subir davantage ni cautionner par mon silence. France Télévisions n’est-elle pas cette entreprise publique qui, dans sa charte des antennes, prétend veiller au respect de la personne humaine et de sa dignité” ? Mais Jean-Louis English n’a rien fait, ou pu faire, lorsque je l’ai alerté. J’ai donc fini par écrire au directeur général de France 3, Rémy Pflimlin. Son adjoint, Jean Réveillon, m’a désavoué en une seule phrase : “Dans ces conditions, c’est clair que tu ne peux pas rester.” Après quelques vacances forcées, je suis donc parti. Sans rien dire. Et sans savoir ce qui était pire pour moi, d’avoir été “banni” de Strasbourg ou d’avoir totalement raté mon coup. Non seulement je payerai pendant dix ans ne pas m’être tu, mais ne pas me taire n’a servi à rien. Fin 2003, par exemple, les élus CFDT et SNJ du CE de France 3 Alsace finiront eux aussi par écrire à Rémy Pflimlin et à son DRH, Patrice Papet. À propos de leur rédactrice en chef, ils dénoncent en vrac : “mépris”, “critiques et remarques blessantes”, “choix arbitraires”, “menaces”, “chantage”, “évictions brutales et indignes” de collaborateurs, etc. À l’évidence, trois ans après mon courrier, France Télévisions n’avait toujours pas réglé la situation “anormale” que j’avais dénoncée.

 

Extrait du courrier des élus journalistes du CE de France 3 Alsace à MM. Pfimlin et Papet

 Je ne sais pas comment vous avez fait pour supporter ce qu’on a fait à votre femme”

 

Après que votre direction générale vous a écarté de Strasbourg, quelles solutions ont été trouvées ?

J’ai été muté à Lyon. Par une direction générale qui a pris deux engagements pour “faciliter” l’opération. Le premier concernait ma nouvelle expérience de rédaction en chef, dont je souhaitais qu’elle soit limitée dans le temps. On m’a dit : “Un an ou deux et après on voit.” Je n’ai jamais rien vu. Le second engagement concernait ma femme, qui devait retrouver à Lyon un poste équivalent à celui qu’elle occupait à Strasbourg. En janvier 2001, Rémy Pfimlin, le directeur général de France 3, a réclamé par écrit à son directeur régional, Roger Gicquel, de garantir le réemploi de ma femme. Il conclut même : “Dans l’intérêt général de notre société, je sais pouvoir compter sur votre aide.” En novembre suivant, ma femme sera au chômage !

Vous avez donc fait valoir ses droits en justice ?

Oui. À Lyon, ma femme s’était retrouvée employée à des tâches administratives sans rapport avec son travail précédent. Le provisoire a duré des mois. Avec un directeur régional qui ne cessait d’affirmer que le poste promis par le directeur général ne serait en fait jamais créé. C’était donc ça ou rien. Et après vingt ans de bons et loyaux services, plutôt que de rester sur ce poste sans intérêt, ma femme s’est donc résignée à quitter l’entreprise. Mais, à peine licenciée, elle a été prévenue par des salariés que ce même directeur régional venait d’offrir à candidatures… l’emploi que le directeur général nous avait promis ! Deux ans plus tard, les prud’hommes de Lyon condamneront France 3 pour licenciement abusif. Et voilà pour la première des quatre condamnations de l’affaire. Et pour l’un des épisodes les plus douloureux. Patrice Papet, le DRH de France 3, m’a reçu l’année suivante pour discuter de mon dossier. En m’accueillant, il m’a dit : “Monsieur Kiefer, je ne sais pas comment vous avez fait pour supporter ce qu’on a fait à votre femme. Moi, je ne sais pas si j’aurais pu…” Mais “on” ne fera rien pour rendre ma collaboration plus supportable.

Pourquoi avoir quand même continué à travailler à France Télévisions ?

Pour plein de raisons. Parce que, avec quatre enfants à charge, rejoindre ma femme à Pôle Emploi ne représentait pas une formidable opportunité ! Peut-être aussi par manque de lucidité, entre le harcèlement qui dévaste et le conflit qui emprisonne.

Mais j’ai sans doute continué d’abord par attachement à France Télévisions. C’était un job de journaliste que j’adorais, et une mission de service public qui m’honorait. Une grande entreprise à laquelle j’étais fier d’appartenir. Et puis je m’attendais à ce que, condamnés une première fois, ses dirigeants s’efforcent de respecter au moins leur second engagement, celui concernant mon emploi. Lors d’un séminaire cadres, Rémy Pflimlin m’avait d’ailleurs lui-même encouragé à multiplier les démarches. J’en ai tenté beaucoup. Mais, jusqu’en 2005, ma direction générale ne me fera jamais qu’une seule proposition d’emploi : aller comme un rédacteur débutant, “trois mois à l’essai, à Mâcon”, dans une petite antenne de France 3 Bourgogne Franche-Comté. Une offre qui sera qualifiée de “vexatoire” par les tribunaux.

Le harcèlement agit sur ce qu’il a de plus intime”

 

Comment avez-vous fait pour tenir ?

Je suis là, c’est tout. Mais pas sorti indemne de cette bataille. Le harcèlement moral, ça fait mal où ça doit faire mal. Ça va chercher chacun dans les profondeurs de ce qu’il est, et agir sur ce qu’il y a de plus intime, de plus sensible. Aujourd’hui, face à une personne qui se dit harcelée, mon premier conseil, c’est donc “Fuyez !” Car, qui que vous soyez, ça vous fera forcément très mal. Et plus encore si vous êtes seul, comme le sont beaucoup de harcelés, à essayer d’y résister. Mon deuxième conseil, c’est donc : “Ne restez jamais seul !” Parce que moi qui n’ai pas réussi à fuir à temps, ce qui m’a sans doute sauvé aussi, c’est d’avoir été bien entouré. Par ma famille, par notre avocate Cécile Ritouet, par mon médecin-psychiatre. Je n’ai jamais oublié les premiers mots du docteur Jean-Pierre Tell, fin 2003 : “Le harcèlement moral, c’est comme des coups de marteau sur la tête. La plupart de mes confrères cherchent du côté de la tête qui a reçu les coups ; moi, je m’intéresse surtout à la main qui tenait le marteau.” Ni la honte ni la peur n’ont changé de camp. Mais j’ai au moins osé parler. Et eu la chance aussi, alors, d’être cru par quelques collègues courageux, et surtout par une syndicaliste, Sylvie Mervant, qui s’est emparée de mon dossier. Pendant des mois, elle s’est débattue comme moi à tous les niveaux de l’entreprise. Aucune de ses démarches n’aboutira. “C’est dégueulasse !” qu’elle disait. Ça le restera des années encore. Et, en attendant, nous sommes arrivés au procès de 2005.

Vous étiez alors soutenu par vos collègues et cinq syndicats, pour une fois tous unis. Et vous êtes devenu le premier salarié à faire condamner France Télévisions pour harcèlement moral au travail. Comment rebondir, ensuite ?

Comme on peut. En croyant au soutien des cinq syndicats qui dénonçaient la “gestion inhumaine” de l’ancienne équipe. Et surtout en croyant à la réhabilitation promise par la nouvelle. Après cette condamnation, la nouvelle directrice générale de France 3, Geneviève Giard, m’a appelé pour me dire qu’elle souhaitait que je puisse “retravailler en confiance” dans l’entreprise. Et le nouveau président, Patrick de Carolis, m’a prédit un “vrai changement d’attitude” de France Télévisions à mon égard. J’ai évidemment voulu croire qu’ils passeraient des paroles aux actes. En matière de lutte contre le harcèlement, personne ne peut se payer de mots. Mais il n’y a eu ni sanction, ni prévention, ni accompagnement… Ni même de reconnaissance du harcèlement ! En 2013, quand les juges ont fait le bilan des cinq années de “réhabilitation” qui ont suivi la condamnation de 2005, ils ont écrit que France Télévisions avait refusé “d’entamer un dialogue avec Monsieur KIEFER sur les errements passés et n’a pas, ainsi que cela résulte de ses écritures, reconnu qu’elle était réellement en tort et que Monsieur KIEFER avait été harcelé”. Ce déni peut expliquer bien des dysfonctionnements que j’ai vécus.

En 2007, grâce à une permutation de salariés, vous êtes parti en Guadeloupe pour trois ans. Pour essayer de vous reconstruire loin de Lyon. Et c’est là, en fait, que les ennuis ont vraiment recommencé.

À RFO Guadeloupe, j’ai retrouvé une situation qui m’a beaucoup trop rappelé France 3 Alsace. Parce que j’y ai fait les frais des “méthodes de bulldozer” d’un rédacteur en chef qui seront ensuite dénoncées par bien d’autres salariés, y compris ses propres adjoints. Mais aussi en raison de la gestion particulièrement “humaine” dont mon employeur a refait preuve. En deux mots, en Guadeloupe, le handicap de ma fille benjamine s’est inexplicablement aggravé. Au point que, dès décembre 2007, les médecins du CHU de Pointe-à-Pitre ont recommandé qu’elle retourne à Lyon dans le service ultra-spécialisé de l’hôpital Femme-Mère-Enfant où elle était suivie. J’ai donc demandé à pouvoir rentrer plus tôt que prévu, avec le soutien du directeur de RFO Guadeloupe. En juin 2008, Jean-Philippe Pascal a même fini par alerter par écrit son homologue lyonnais, en précisant que l’hôpital lui avait confirmé que notre fille risquait “des séquelles irréversibles” si l’on ne nous permettait pas de rentrer rapidement en métropole. L’employeur n’avait aucune obligation légale sur ce point. Mais les retours anticipés de salariés, comme les rapprochements de conjoints, sont des situations que France Télévisions sait parfaitement bien gérer. En 2008 comme en 2001, ma situation aurait donc pu être réglée correctement en quelques jours. Or, là encore, il faudra que je me batte pendant des mois, à tous les niveaux de l’entreprise. Jusqu’à retomber gravement malade. Ça a été terrible… Et finalement, ce n’est que début 2009, et sous la pression des juges saisis en référé, que France Télévisions m’accordera le droit de rentrer à Lyon. Je ne me remettrai jamais du fait qu’après s’en être pris à l’emploi de ma femme, mon employeur ait ainsi joué avec la santé de ma fille. Et avec la mienne.

 

Extrait de la lettre de juin 2008 de RFO Guadeloupe à France 3 Lyon

Plus le cadre est vertueux, plus les hommes sont enclins à l’être”

 

Comment votre licenciement a-t-il été provoqué, fin 2010 ?

Par le médecin du travail. Après une ultime tentative de dialogue. J’étais en maladie depuis un an et demi. À France Télévisions, Marie-Laure Augry présidait un “groupe de travail sur la prévention et la gestion des risques psychosociaux”. Je lui ai adressé une demande d’enquête interne, afin de remettre à plat toute ma “réhabilitation”. Elle l’a personnellement transmise au DRH de France 3. Mais, malgré deux courriers de relance, la direction n’a jamais réagi. Et le médecin a sans doute considéré que, dans de telles conditions de travail, la perte de mon emploi serait un moindre mal.

Comment l’histoire s’est-elle finie ?

Par deux nouvelles procédures. L’une a abouti à la condamnation de 2013, par un tribunal de prud’hommes de Lyon qui a jugé que mon licenciement de 2010 était lié au harcèlement moral subi. L’autre a permis de faire reconnaître les conséquences du harcèlement comme une maladie professionnelle, puis la faute inexcusable de l’employeur dans cette maladie. Ces décisions, en elles-mêmes rarissimes en matière de harcèlement moral au travail, ont à mes yeux une valeur très particulière. Jusqu’au bout, France Télévisions a continué à soutenir, comme avec la direction de la Sécurité sociale en 2013, “n’avoir commis aucune faute au préjudice de Monsieur KIEFER”. D’une certaine manière, les juges ont donc rappelé à France Télévisions que les condamnations de justice sanctionnent des fautes, et que le harcèlement cause préjudice. Un rappel qui sera peut-être salutaire pour d’autres. Tout comme celui fait par l’actionnaire unique de France Télévisions le 5 janvier 2015 sur France Inter. Lorsque le chef de l’État, interrogé précisément sur le harcèlement à France Télévisions, et sur les cas de suicide comme celui de mon ancien médecin du travail à France 3 Alsace, a simplement répondu : “Il y a du harcèlement, cela peut arriver. Il y a du malheur, il y a de la détresse. Et notamment dans une entreprise publique, ce n’est pas supportable, ce n’est acceptable nulle part.” Tout est dit. Ma petite expérience m’a en tout cas confirmé que, pour obtenir le meilleur des hommes, voire les protéger d’eux-mêmes, c’est le système, le mode d’organisation qui doit d’abord primer. Parce que c’est infiniment plus facile de devenir sale que de rester propre. Plus le cadre est vertueux, plus les hommes sont enclins à l’être. Autorisez-les au pire, vous l’obtiendrez toujours.

Plusieurs condamnations d’une entreprise publique et pourtant très peu de médiatisation…

C’est vrai. À l’exception notable de deux dépêches de l’AFP. Pourtant, comme vous le savez maintenant, ce n’est pas faute d’avoir essayé d’alerter, en quinze ans. Et pas que les médias ! D’abord pour qu’une histoire comme la mienne ne puisse pas se reproduire.

J’ai donc alerté un peu plus encore après que mon ancien médecin du travail s’est suicidé, fin 2010, pour dénoncer le harcèlement moral dont elle se sentait victime. Ou après une nouvelle condamnation de France Télévisions pour harcèlement moral au travail, obtenue en 2014 par une de mes anciennes collègues.

Et puis, j’ai bien sûr alerté aussi à cause de l’affaire elle-même. Vous en connaissez beaucoup, des dossiers où les juges ont condamné à quatre reprises une entreprise, a fortiori publique, pour licenciement abusif, harcèlement moral et faute inexcusable ? Finalement, mon affaire en dit donc pas mal sur ce que peut encore être la réalité du harcèlement. Un mélange de déni et de complaisance avec, de temps à autre, des pics d’intérêt. Ce qui peut suffire à expliquer qu’on se précipite dans les cuisines de Robuchon pour une simple plainte. Et, à l’inverse, que l’affaire France Télécoms n’a vraiment été médiatisée qu’à partir du vingt-troisième suicide…

Combien votre affaire a-t-elle coûté à cette entreprise publique ?

Précisément ? Je ne sais pas. L’essentiel n’est d’ailleurs pas forcément là. Ce qui compte, c’est que France Télévisions a payé, condamnation après condamnation, mais qu’aucun des responsables n’a jamais été sanctionné, en quinze ans. À ma connaissance, pas même un tout petit avertissement. On a connu plus dissuasif, non ? C’est ce qui explique que j’aie demandé qu’on modifie la loi actuelle, qui dispose que les harceleurs ne sont que “passibles” de sanctions disciplinaires. D’abord, en 2012, à Najat Vallaud-Belkacem, lorsqu’elle a obtenu avec la garde des Sceaux un renforcement des sanctions pénales du harcèlement. Puis, en 2013, au Premier ministre, quand mon dossier s’est alourdi d’une troisième condamnation, toujours sans aucune sanction disciplinaire des vrais responsables. Je trouvais ça très injuste, que les harceleurs puissent ainsi parvenir à s’en tirer bien mieux que les harcelés. Et très injuste qu’ils puissent, comme dans mon type d’affaire, non seulement se livrer à des agissements assez éloignés de la mission de service public de leur entreprise, mais aussi réussir, en prime, à n’en faire payer les conséquences que par les Français qui la financent.

Vous parlez de plusieurs centaines de milliers d’euros d’argent public pour votre seule affaire…

Oui, car au-delà des quatre condamnations de France Télévisions, d’autres ont aussi dû payer. Comme Pôle Emploi, pour les années de chômage causées par deux licenciements abusifs. Ou encore la Sécurité sociale, pour les années de maladie liée au harcèlement. Au final, ça fait forcément beaucoup. On dépasse en tout cas, et de très loin, le coût d’autres affaires, qui parfois ont défrayé la chronique. Vous vous rappelez, par exemple, l’énorme scandale politico-médiatique provoqué par l’ex-présidente de l’Ina ? Avec ses fameux 23 788,46 euros de taxis ? 23 000 euros, c’est à peine ce que mon ex-employeur vient d’être condamné à verser, le 14 novembre dernier, dans le tout dernier volet de mon affaire ! La différence – ou devrais-je dire l’indifférence ? – c’est que jusqu’ici, même lorsque les sommes ont été plus importantes, je n’ai jamais vu l’abus de salariés susciter des réactions aussi vives que ces abus de taxis…

Ma seule petite consolation, c’est qu’avec la condamnation pour “faute inexcusable”, c’est désormais France Télévisions qui payera, et plus la Sécurité sociale. Une sorte de principe “harceleur payeur” s’applique enfin. Pour le reste, à d’autres de s’indigner, et surtout d’agir, s’ils souhaitent que tout cela change. La Cour des comptes veut que France Télévisions réduise ses dépenses ? À mon humble avis, il y a effectivement beaucoup à faire, à tous les étages, avant d’envisager de licencier des salariés.

 

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